Elle apporte dans ses bagages une jarre mysterieuse, qu'il est interdit d'ouvrir. Mais une fois installée comme épouse, dévorée de curiosité, elle en soulève le couvercle. Alors, tous les maux en sortent et se dispersent à travers le monde, se mélangeant aux biens sans qu'on puisse les distinguer les uns des autres. Souffrances et maladies, vieillesse et mort, mensonges, vols et crimes se répendent dans la nature, dans les villes, dans les maisons, en chacun des hommes.
Effrayée de cette eruption des maléfices,elle remet vite le couvercle. La jarre est presque vide: ce qui est cruel, violent, rapide est sorti. Reste seulement, tout au fond, une petite chose qui ne prend pas beaucoup de place, qui ne bondit pas comme les autres, qui est calme et assurée: c'est l'espérence. Mais elle reste enfermée, comme si l'on avait peur d'elle, comme si elle n'avait pas le droit de se propager.
Si l'Homme n'était pas si curieu et si obstiné a se remplir les poches et d'agrandire son territoire loin de la tout ces maux ne seraient pas présent.
